Pour se démarquer

Miser sur la connaissance

Nos projets de développement et de partage des expertises

La pandémie ne nous aura pas empêchés de poursuivre notre mission en misant sur le partage des savoirs, des expertises et des compétences afin de soutenir l’agriculture familiale. L’approche de coopération d’égal à égal, qui s’est développée dans le temps entre UPA DI et les organisations professionnelles agricoles (OPA) du Sud, a plus que jamais démontré sa pertinence. L’expertise locale acquise par ces partenaires au fil des années de collaboration a permis le maintien et la poursuite de nombreuses activités. L’équipe d’UPA DI a aussi su faire évoluer ce mode d’intervention en s’adaptant et en innovant avec un appui à distance plus soutenu. Les conséquences de la pandémie auront donc permis de faire évoluer cette approche de coopération. Plusieurs mesures mises en place dans la dernière année demeureront dans notre coffre à outils.

Des outils pour développer la vie associative des OPA

Dans le cadre d’une intervention menée avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le sultanat d’Oman, UPA DI a produit des capsules introduisant divers aspects de la vie des organisations paysannes :

  • Membership des organisations;
  • Services adaptés aux membres;
  • Autonomie financière des Organisations paysannes ;
  • Dialogue avec l’État;
  • etc.

Pouvoir compter sur un mentor même en temps de pandémie

Dans le cadre du programme Réseau Agro-Innov (RAI), UPA DI a fait appel à des experts canadiens pour agir à titre de mentor auprès de représentants d’organisations partenaires au Burkina Faso, au Bénin et au Sénégal. Les séances de mentorat tenues à distance portaient sur la gestion de crises au sein des organisations, les systèmes collectifs de mise en marché ou encore la vie organisationnelle.

Des webinaires pour assurer la poursuite des activités

Afin de poursuivre nos activités de renforcement des capacités, menées au Bénin dans le cadre du Projet d’appui à la structuration d’une agriculture familiale rentable, équitable et durable (PASAFRED), plusieurs formations de formateurs et plusieurs séances d’encadrement professionnel à l’intention des consultants recrutés sur place ont été organisées en formule webinaire. Autant de contenus que les organisations ont pu faire percoler par la suite auprès de leurs membres.

Des outils pour se rapprocher...
à distance

Pandémie oblige, cette année, afin d’accroître sa capacité à travailler à distance auprès de ses partenaires d’Afrique de l’Ouest, d’Haïti et d’Amérique latine, UPA DI a mis en place un nouveau système informatisé de gestion de projet (JGO). Ce logiciel a été conçu pour répondre spécifiquement aux besoins des organisations comme la nôtre. Il permet notamment la consultation et la vérification en ligne des rapports financiers et des pièces justificatives. Les informations en provenance de nos partenaires seront donc mises à jour en temps réel ce qui nous permettra de mieux suivre les finances de nos projets et de limiter les risques d’erreurs de saisie. De plus, JGO nous permettra de donner rapidement de la rétroaction pour corriger les problèmes liés à la gestion de projet et augmentera ainsi les compétences des OPA partenaires dans ce domaine.

©Samuel Turpin |Media Active for Change

Les Savoirs des gens de la terre - radios rurales au Sénégal

Amorcé en 2019, nous pouvons dire que le projet sénégalais visant l’utilisation des médias grand public comme outil de formation est maintenant bien en selle, et ce, malgré des délais de production occasionnés par la crise sanitaire.

Visionnez quelques-unes de ces productions

Entretien avec Adama Mangane, présidente du Groupement inter-villageois de producteurs agricoles (GIPA) de Thiakho Maty dans la région de Kaolack.

Sketch Exode rural

Entrevue avec Sadhak Senghor sur la sécurité alimentaire

LSGT 2015-2021 :
cinq ans d’acquisition de savoirs par les gens de la terre

Le programme Les savoirs des gens de la terre (LSGT) s’est conclu cette année par des ateliers « Bilans et Reconnaissance » organisés en République démocratique du Congo, au Sénégal et en Haïti.

Des outils pour développer la vie associative des OPA

Ces capsules de quelques minutes combinant entrevues, dessins animés ou interventions de leaders de haut niveau servaient d’introduction à de courtes séances d’échanges virtuels tenues régulièrement tout au long de l’année.

Les Savoirs des gens de la terre - radios rurales au Sénégal

Rappelons que ce projet a pour but :

  • D’utiliser les réseaux sociaux et les médias radiophoniques locaux crédibles et populaires pour diffuser les modules de formation du programme Les Savoirs des gens de la terre (LSGT);
  • D’instaurer un rendez-vous régulier d’information et de dialogue, attractif et interactif;
  • De fidéliser les producteurs de la filière arachide, ainsi que l’ensemble des acteurs et des partenaires du secteur;
  • D’accroître la visibilité du programme LSGT;
  • D’attirer de nouveaux membres vers les organisations professionnelles agricoles (OPA) ainsi que de nouveaux partenaires.

Forts de l’adoption d’une stratégie de communication globale au sein de leur OPA, les équipes de LSGT-radios rurales ont poursuivi le travail de création de contenus multimédias, de gestion des communautés sur les réseaux sociaux et de production d’émissions radiophoniques interactives mensuelles qui combine des reportages, des sketches ainsi qu’un débat interactif. Mentionnons que ces équipes ont pu bénéficier de formations préalables portant sur :

  • La captation audio et vidéo;
    L’initiation au métier de journalisme;
  • La postproduction de contenus audio et vidéo;
  • La production d’émissions radiophoniques;
  • La fonction de webmestre et la gestion de communautés Web.

Les projets mis en œuvre par le Cadre de concertation des producteurs d’arachides (CCPA) dans la région de Kaolack, et par la Fédération des groupements associés des paysans de Baol (FEGPAB) dans la région de Diourbel bénéficient à l’ensemble des populations locales des régions d’implantation du projet. Les thèmes abordés sont nombreux :

  • Commercialisation et contractualisation des achats groupés;
  • Avantages de l’approche collective;
  • Accès à des semences certifiées de qualité;
  • Rôle des paysans et de l’exploitation familiale dans la vie citoyenne et démocratique;
  • Diversification des activités pour atteindre la sécurité alimentaire;
  • Rôle des femmes dans le développement de l’exploitation familiale;
  • Transformation et commercialisation des produits;
  • Gestion du parc animalier et des conflits entre éleveurs et agriculteurs;
  • Résilience climatique, protection et Gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN);
  • Exode rural des jeunes.

LSGT 2015-2021 : cinq ans d’acquisition de savoirs par les gens de la terre

Au sein des exploitations agricoles participantes, des changements durables se sont opérés en matière de planification des activités de production et de gestion des ressources financières. Ces modifications ont favorisé la participation et l’harmonie au sein des familles, notamment par des changements de comportements face à l’implication des femmes dans les prises de décisions, tant au niveau des familles que des organisations.

L’agriculture familiale s’est solidifiée entre autres grâce à de meilleurs soins vétérinaires et grâce à une plus grande connaissance des techniques agricoles. Plusieurs productrices et producteurs mentionnent qu’ils ne pratiquent plus l’élevage libre et la culture sur brûlis. La diversification et la rotation des cultures, la constitution de l’épargne familiale et la valorisation du métier agricole deviennent la norme pour ces entreprises familiales.

Au cours des cinq dernières années, LSGT a permis aux paysannes et paysans de la République démocratique du Congo, du Sénégal et d’Haïti de s’affirmer, individuellement et collectivement, au point de devenir le moteur du développement de leur terroir. De nombreux témoignages affluent pour vanter les retombées du programme LSGT 2015-2021.

― Le professeur Jeanty Herbens Mercidis parle des retombées positives qu’ont eues les cantines scolaires sur ses élèves.

― Mesdames Guerline Appolyte du Village de l’Espoir en Haïti et Yacine Diop de la Fédération des producteurs maraîchers des Niaye au Sénégal sont dorénavant impliquées dans tous les processus décisionnels de leur organisation.

― M. Moïse Sarr, explique comment la formation qu’il a reçue lui a permis de renforcer ses capacités en gestion de projet et en gestion financière.

― Une capsule théâtrale souligne l’importance de l’agriculture familiale pour la relève agricole et la vitalité des communautés rurales.

― Mme Elvie Maxineau salue la mise en place de la cassaverie à Limbé en Haïti.

― Selon, M. Elhadj Thierno Cissé, coordonnateur du CNCR, l’innovation dans LSGT est cette approche holistique qui répond aux défis actuels des communautés rurales.

Les savoir des gens de la terre (LSGT), ce programme qui intègre formation, accompagnement et développement de l’agriculture agit simultanément sur deux fronts : les petits entrepreneurs agricoles (PEA) et leurs organisations villageoises, régionales et nationales. L’approche LSGT est basée sur un ensemble de séances de formation qui s’échelonnent sur cinq ans et qui s’adressent aux groupements locaux et aux unions ou aux fédérations de PEA. Les cursus de base conduisent à l’élaboration de projets de développement à caractère économique, dont la mise en œuvre est appuyée par un soutien financier, un accompagnement et une formation sur mesure.