L’agriculture béninoise a particulièrement été affectée par la pandémie de la COVID-19, il était donc important pour la plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (PNOPPA) d’en documenter les effets sur ses membres afin de proposer aux divers intervenants des pistes de solutions.
En mai, les représentants du Bénin, du Sénégal et de la République démocratique du Congo ont pu échanger avec les membres du conseil d’administration, toute l’équipe d’UPA DI et les représentants d’AMC sur les impacts de la crise dans les différents pays dont l’arrêt de l’économie en milieu rural, la fermeture des marchés hebdomadaires notamment pour l’écoulement de la production, l’augmentation des prix des denrées et enfin les différentes mesures de restriction des déplacements qui ont eu des répercussions sur l’accès aux intrants.
En septembre, la deuxième rencontre marquait les six mois du début de cette pandémie d’où la pertinence d’échanger sur ce que les OPA avaient mis en place dès le déclenchement cette crise et leur rôle dans les mois à venir, notamment sur la question de l’autonomie alimentaire. En effet, les chaînes d’approvisionnement de plus en plus mondialisées ont été mises à rude épreuve par cette pandémie. Les organisations partenaires. Y compris l’UPA, ont présenté les actions mises en place dans leur pays respectif, les résultats obtenus et les leçons apprises.
De juillet 2020 à mars 2021, dans le contexte de crise alimentaire causée par la pandémie mondiale, UPA DI a mis sur pied le projet LSGT COVID-19 visant à fournir un appui à la culture et à la transformation de produits agricoles au Sénégal et en République démocratique du Congo.
Le premier programme de coopération volontaire d’UPA DI financé par Affaires mondiales Canada s’est achevé par un bilan incroyable.
Ces résultats témoignent de la qualité de l’expertise des volontaires-experts et du niveau d’appréciation des organisations partenaires à leur égard. Cela démontre également l’impact positif des interventions de ces volontaires au sein des organisations partenaires et des communautés concernées. À la fin de ce projet, plusieurs d’entre eux constatent une augmentation de leur bien-être social et une amélioration de leurs conditions économiques grâce au soutien et à l’expertise des personnes engagées dans Réseau Agro-Innov.
Une participation exceptionnelle des femmes (56 % des volontaires);
218 078 bénéficiaires (59 % de femmes);
Les résultats de cette étude ont été présentés en janvier 2021 lors d’un atelier national regroupant des acteurs du mouvement paysan, des ministères de l’agriculture et de la santé et UPA DI. Les pertes d’emplois, les difficultés d’accès aux marchés pour l’approvisionnement et l’écoulement des produits en raison notamment des restrictions liées aux déplacements sont sans aucun doute les principaux impacts qu’a eus la pandémie sur les milieux ruraux et agricoles.
Au cours de cet atelier, ponctué de plusieurs présentations, les quelque 40 participantes et participants ont formulé des propositions concrètes et ont établi une feuille de route pour poursuivre les représentations auprès du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Mentionnons parmi les pistes d’action retenues : la mise en place d’un programme de Crédit Agricole, la révision du système de passation des marchés pour les productrices et producteurs, des mesures facilitant l’accès à la main-d’œuvre et aux marchés.
UPA DI travaille de concert avec quatre nouveaux partenaires locaux :
Leader dans la production et l’exportation d’origan, l’UNEC regroupe et coordonne la mise en marché pour les producteurs et productrices d’épices et autres condiments dans la zone de Sucre. Elle offre à ses membres des services d’assistance technique en production, en collecte, en transformation, en contrôle de la qualité et en commercialisation. L’organisation compte environ 400 membres et soutient plus de 2 000 familles dans la région. Dans le cadre du SEPOP, l’organisation souhaite :
Le projet permettra, entre autres, à 50 nouvelles familles de produire et de mettre en marché de l’origan. Il renforcera le soutien technique offert, notamment par la mise en place de champs-écoles, facilitera les échanges d’expérience entre productrices et producteurs et améliorera l’accès à de nouveaux marchés par la certification.
La CELCCAR représente environ 250 producteurs et productrices de café dans la zone de Caranavi, dans le département de La Paz. Créée en 1965, elle offre aujourd’hui un accompagnement technique, un meilleur accès aux intrants et un appui à la commercialisation des produits. Le SEPOP permettra d’augmenter l’assistance technique auprès de plus de 180 familles, d’organiser des échanges d’expérience, de renforcer les bonnes pratiques de gouvernance, de diversifier la production et de mettre en place des jardins familiaux et communaux pour assurer la sécurité alimentaire.
Cette intervention réalisée grâce à un financement additionnel accordé par Affaires mondiales Canada, a été menée en partenariat avec trois OPA actives dans les filières riz, arachides et maraîchères (maïs, haricots, manioc, etc.).